Extrait d’un commentaire de Lénah à propos du couple sur l’article intitulé : pensamiento creativo
A lire et à relire…
N’hésitez pas à partager vos expériences…
Je me permets de te recopier une partie de la réponse que j’ai faite sur le blog Conversations avec Dieu, non pas que je l’estime à graver dans la pierre, mais simplement parce que cela reflète tout à fait ce que j’ai envie de te répondre, puisque tu me le demande.
(la question du départ, sur le blog, au titre “Jésus” , catégorie nouveau sujet quotidien, était : “Selon Conversations avec Dieu, pourquoi Jésus était-il célibataire?”)
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“Le célibat spirituel n’est pas une obligation, mais une conséquence.Si Jésus avait une femme, peut-être lui aurait-il fait l’amour par préférence, par amour pour elle, sachant que cela lui fait se sentir aimée, mais si Jésus est vraiment Jésus, ce que je suis convaincue qu’il est, il aurait plutôt aidé sa femme à faire l’expérience béatifique et libératrice de l’Eveil total.
Non pas que Jésus n’aie pas de plaisir à faire l’amour, au contraire, – le faire avec un coeur totalement ouvert à l’amour de l’autre et avec une conscience éveillée doit être sublime – mais que ce ne soit pas un besoin, un désir pour lui, étant déjà comblé par son Union avec Dieu.
C’est l’acte d’amour suprême : aider autrui à se libérer, à trouver le bonheur sans condition en réalisant sa Véritable Nature.
Crois-tu vraiment que Jésus ait eu le temps d’avoir une relation de couple, de “tomber amoureux”?
Tomber amoureux est totalement un acte fait dans l’illusion. On tombe amoureux parce qu’on projette sur l’autre nos fantasmes,on voit dans le regard de l’autre ce qui nourrit notre ego.
Les Maîtres ne tombent pas amoureux, ils aiment.
Tout. Tout le monde. Tout le temps.
Ou alors on peut dire qu’ils sont tombés amoureux de tout ce qui Est.CAD nous fait bien comprendre que les relations romantiques (tomber amoureux) peuvent être des expériences très porteuses, mais que nous sommes appelés à dépasser.
Nous sommes appelés à choisir d’aimer sans conditions tout ce qui est, plutôt que de tomber amoureux, qui n’est pas un choix, mais une attraction.
Ange, écoute ce que dit l’apôtre Paul, je trouve que ça répond bien à ta question :
1 Or, pour ce qui est des choses au sujet desquelles vous m’avez écrit, il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme;2 mais, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa propre femme, et que chaque femme ait son mari .
5 Ne vous privez pas l’un l’autre, à moins que ce ne soit d’un consentement mutuel, pour un temps, afin que vous vaquiez à la prière, et que vous vous trouviez de nouveau ensemble, afin que Satan ne vous tente pas à cause de votre incontinence.
6 Or je dis ceci par indulgence, non comme commandement;
7 mais je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; toutefois chacun a son propre don de grâce de la part de Dieu, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre.
8 Or je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, qu’il leur est bon de demeurer comme moi.
9 Mais s’ils ne savent pas garder la continence, qu’ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler.
10 Mais quant à ceux qui sont mariés, je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur: que la femme ne soit pas séparée du mari;
11 (et si elle est séparée, qu’elle demeure sans être mariée, ou qu’elle se réconcilie avec son mari;) et que le mari n’abandonne pas sa femme.
17 Toutefois, que chacun marche comme le Seigneur le lui a départi, chacun comme Dieu l’a appelé; et c’est ainsi que j’en ordonne dans toutes les assemblées.
24 Frères, que chacun demeure auprès de Dieu dans l’état dans lequel il a été appelé.
25 Or, pour ce qui est de ceux qui sont vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur; mais je donne mon opinion comme ayant reçu miséricorde du Seigneur pour être fidèle.
26 J’estime donc que ceci est bon, à cause de la nécessité présente, qu’il est bon, dis-je, à l’homme d’être tel qu’il est.
27 Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à en être séparé. N’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme.
28 Toutefois, si même tu te maries, tu n’as pas péché; et si la vierge se marie, elle n’a pas péché. Mais ceux qui font ainsi auront de l’affliction pour ce qui regarde la chair; mais moi, je vous épargne.
32 Mais je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié a le coeur occupé des choses du Seigneur, comment il plaira au Seigneur;
33 mais celui qui s’est marié a le coeur occupé des choses du monde, comment il plaira à sa femme.
34 Il y a une différence entre la femme et la vierge: celle qui n’est pas mariée a le coeur occupé des choses du Seigneur, pour être sainte, et de corps et d’esprit; mais celle qui s’est mariée a le coeur occupé des choses du monde, comment elle plaira à son mari.
35 Mais je dis ceci pour votre propre avantage, non pour vous enlacer dans des liens, mais en vue de ce qui est bienséant, et pour que vous vaquiez au service du Seigneur sans distraction.
36 Mais si quelqu’un estime qu’il agit d’une manière inconvenante à l’égard de sa virginité, et qu’elle ait passé la fleur de son âge, et qu’il faut que cela soit ainsi, qu’il fasse ce qu’il veut: il ne pèche pas; -qu’ils se marient.
37 Mais celui qui tient ferme dans son coeur, et qui n’est pas sous l’empire de la nécessité, mais qui est maître de sa propre volonté et a décidé dans son coeur de garder sa propre virginité, fait bien.
38 Ainsi, et celui qui se marie fait bien; et celui qui ne se marie pas fait mieux.
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Il est très clair dans ce message qu’en aucun cas le célibat n’est obligatoire, et le sexe un péché, comme cela a été interprété par l’Eglise Catholique,Il faut se rappeler que toute voie spirituelle est une voie de DETACHEMENT, car l’attachement est le signe INFAILLIBLE de notre fausse identification à ce corps, ce personnage et la croyance en l’illusion du monde.
Donc, le signe qui prouve l’authenticité d’un message spirituel, est son appel au détachement.C’est fait dans CAD. Mais APRES que CAD nous ait déconditionné le cerveau avec tous les interdits et notion de bien et de mal.
Paul nous dit que la vie conjugale peut nous distraire dans notre quête spirituelle et renforcer notre identification (plaire à sa femme ou à son mari)
En tant que mère de quatre enfants,et qui travaille, je peux te dire que ça a été longtemps un casse-tête pour trouver du temps pour méditer ou lire des livres spirituels…
J’ai la grâce d’avoir un compagnon qui respecte totalement mon chemin, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
J’ai connu des personnes pour qui ça c’est très mal passé quand l’un deux a décidé de suivre un chemin spirituel et l’autre pas.Car cela ne veut pas dire que Jésus n’ait eu aucune préférence pour une personne. Sûrement son coeur pouvait être touché plus par un être “le disciple que Jésus aimait” disent les Evangiles. Et pourtant Jésus était Amour pour tous. ” (…)
Merci Lénah
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Personnellement, je trouve ça beau de penser que Jésus aimait une femme, vivait avec elle et partageait sa route…
Je pense que tout être humain fait un chemin spirituel, que la vie sur terre EST UN CHEMIN SPIRITUEL, que, même inconscient de la chance qu’est la vie, chacun d’entre nous marche vers lui-même et donc vers Dieu, la Lumière, comme on voudra l’appeler…
Penser autrement signifie mettre d’un côté ceux qui ont compris et “font un chemin spirituel” et les autres… Nous sommes tous là ensemble, la vie c’est le chemin, nous avons chacun le nôtre, unique, mais nous allons tous au même endroit.
Jésus s’il a aimé une femme a connu le bonheur et le souci de chaque être humain, l’incarnation vécue entièrement a permis, s’il l’a vécue, sa compassion, son amour total…
Ce corps nous l’avons choisi, ce n’est pas un ennemi, alors le vivre pleinement est un cadeau! Un de plus!
Je ne crois pas qu’on tombe amoureux dans l’illusion, on tombe amoureux, mais ce n’est pas une chute, on tombe amoureux à un endroit, à un point de son chemin, et que l’amour dure ou non, il a été vécu et c’est une expérience essentielle. Une expérience charnelle, car tout ce que nous sommes sur la terre doit s’imprimer dans la matière pour prendre forme, c’est ça qui est magique!
Sait-on seulement où nous mène tout ce que nous vivons?
De l’expérience de la sexualité naît parfois l’enfant aussi qui de rien ou si peu est là, lui aussi magique, puisque du monde invisible il passe au monde de la matière.
La peur de ce corps, ce désir de détachement n’est-ce pas une peur simple de la vie?
Nous avons tous en nous un petit radar qui nous éclaire… il faut juste réapprendre à lui faire confiance…
Nous ne pouvons à mon avis être distraits de notre chemin par notre vie de couple, elle fait partie de l’incarnation, du chemin… elle est aussi l’expérience.
Notre quête spirituelle trouve sa voie dans des milliers de petites choses dont nous ne sommes pas conscients, “Les voies du Seigneur sont impénétrables”, notre libre arbitre est dans notre amour, dans notre conscience que nous influons sur le monde à chaque instant, il n’est qu’ “une discipline” à mon avis: la connaissance et l’amour de soi et des autres, loin de toute culpabilité.
Car elle ne peut amener la sérénité, la compréhension, le pardon et le respect pour soi-même et les autres…
Nous marchons tous à notre rythme, le rythme de notre pas est personnel, intime.
Il n’y a pas de recettes, pas de mode d’emploi, juste des petites lumières sur le chemin, des guides ponctuels et notre âme qui, quoi qu’il arrive “rentrera à la maison”.
J’ai aussi une famille nombreuse,3 enfants, je travaille, et j’ai comme chacun d’entre nous vécu des choses plus difficiles…
… mais ce que mon père m’a offert en me parlant de cette vie après la vie, c’est surtout la sensation forte que l’incarnation est une aventure merveilleuse!
Merci et plein d’amour à vous tous!
Isabelle
Isabelle, merci, merci, merci et merci !
Chacune de tes paroles est de l’or !
As-tu eu l’occasion de voir : La Dernière Tentation du Christ, film réalisé par Martin Scorsese en 1988, adapté du roman de Nikos Kazantzakis.
Le film présente un Jésus en recherche de sa mission, et amoureux de Marie-Madeleine. Il cède à la tentation de vivre une vie d’homme simple juste au moment de sa mort. Devant la constatation que cette vie va dans le sens contraire de sa mission, Jésus remet tout en question et décide de mourir sur la croix pour « tout accomplir ». Cette version anti-dogmatique de la vie de Jésus a été très fermement dénoncée par les autorités religieuses avant même sa sortie.
Ceci me fait penser aussi a une carte du tarot d’Osho : La compassion.
Cette carte rappelle un événement de la vie de Jésus :
Un jour, il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem.
Un fouet dans la main de Jésus ? C’est le sens de la parole de Bouddha : “Une main sans blessure peut manier le poison.”
Oui, Jésus peut manier un fouet, sans problème ; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.
Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Une subtile escroquerie s’y déroulait : il y avait à l’intérieur du temple des changeurs qui exploitaient tout le pays.
Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s’enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d’un tel feu !
Cela a posé un problème aux Chrétiens. Comment l’expliquer ? Eux qui s’efforcent de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix : comment a-t-il pu manier le fouet ? Comment a-t-il pu se mettre dans une telle colère, dans une telle fureur, au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Son énergie devait être celle d’une irrésistible tempête. Les prêtres, les commerçants et les changeurs, tous s’enfuirent en criant : “Cet homme est devenu fou !”
Les Chrétiens évitent cette histoire. Ce n’est pas la peine de l’éviter si vous comprenez ce sutra de Bouddha :
“Car une main sans blessure peut manier le poison,
L’innocent ne peut faire aucun mal”
Jésus est absolument innocent ! Il n’est pas violent, il n’est pas destructeur, c’est sa compassion, c’est son amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l’amour.
Isabelle lorsque tu dis :
notre libre arbitre est dans notre amour, dans notre conscience que nous influons sur le monde à chaque instant, il n’est qu’ “une discipline” à mon avis: la connaissance et l’amour de soi et des autres, loin de toute culpabilité.
Car elle ne peut amener la sérénité, la compréhension, le pardon et le respect pour soi-même et les autres…
Tu n’imagines pas à quel point tu parles avec sagesse, car selon moi, tout est là, c’est la clé ! Le respect de soi-même d’abord et des autres.
Le monde, la religion, la société, la politique, tous s’obstinent à créer des dogmes, des commandements, des lois, des manières de vivre, d’être, si bien, que chaque individu recherche une “façon” de vivre qui soit à la fois socialement acceptable au sein d’une communauté et qui en même temps se rapproche de sa réalité, le plus près … Quel casse tête ! Les femmes doivent se marier, procréer, travailler, assurer une sphère familiale confortable … Les hommes doivent faire une belle carrière, avoir une voiture, une maison, une femme, de beaux enfants, un chien, être agréable avec ses voisins et s’investir pleinement dans la sphère familiale que sa femme se tue à rendre confortable !!! Où est la faille ? Où est le bug ?
Je travaille dans une crèche et je m’occupe d’enfants toute la journée dont la mère est dans une activité professionnelle où (la plupart du temps) elle ne s’éclate vraiment pas et il y a un couple sur quatre qui se sépare !!! Les enfants ont moins de 4 ans !!!! Je pense même que certaines femmes (carriériste) ont fait des enfants sans trop se poser la question si elle le voulait vraiment … Il y a des femmes qui sont désespérées de devoir nous confier cette tâche et il y a des femmes dépressives, alcooliques, toxicomanes,… Je ne dresse pas un très joli tableau de notre société et je met l’accent sur les femmes car c’est encore une réalité (les statistiques le prouvent) les femmes sont à 70-80% responsables des tâches ménagères et de l’organisation du quotidien familial et les hommes sont encore à 70-80% au travail.
Je disais, bien que mon tableau ne soit pas très heureux et qu’il ne donne pas envie de créer une famille, je reste pour ma part pleine d’espoir et je pense que le mot RESPONSABILITE à toute sa valeur ! Je suis responsable de mes choix et de leurs conséquences, je suis responsable de ma vie et de ce que j’en fait, je suis responsable du mal et du bien que j’ai commis et j’assume pleinement cette responsabilité ! Je ne juge pas et je laisse l’autre créer sa propre expérience, je ne sais ni d’où il vient et ni où il va.
J’ai mis cette carte d’Osho car pour moi elle représente parfaitement notre société qui veut montrer un image de l’idéal et du “beau” (avec les Chrétiens qui ont caché cette histoire). Mais Jésus, dans l’acte de compassion qu’il commet est amour ! Il frappe sur une réalité trop moche et trop perverse !
Parfois, on blesse l’autre, parfois on se sent blessé mais toujours on évolue, toujours on grandit et même dans les disputes et même dans la colère et même dans les cris, l’amour existe…
Gnothi, je sus très touchée de ton message et également heureuse de faire ta connaissance, je suis heureuse de tous vous rencontrer ici. Merci !
Je vous souhaite un chemin parsemé d’amour et de lumière.
Merci Isabelle pour ce partage !
L’illusion dont il est question ici est très bien décrite dans le livre “Communion avec Dieu” de NDW. Eckhart Tolle, lui, parle d’identification. C’est la même chose.
Cela veut dire qu’il est bon de faire des expériences pour autant qu’on ne s’identifie pas aux émotions qu’elles suscitent. Ne pas s’identifier, c’est être capable de se mettre à la place de l’Ultime Observateur (cfr: What the Bleep do we know!?) lorsqu’il s’agit de faire un choix. C’est lorsque nous nous rappelons “Qui nous sommes” que nous pouvons ressentir et accueillir l’évènement (positif ou négatif) comme une expérience et non comme notre identité. L’expérience a un caractère éphémère que notre véritable Essence n’a pas. On devrait presque pouvoir “faire comme si” ça arrivait à un autre… La vie est un jeu qui comporte une seule règle : l’Amour. Tout cela me fait penser à l’histoire de la petite âme et du Soleil.
J’avais posté un texte sur le couple qui me semblait se rapprocher très fortement de la conception que j’en ai. Isabelle, tu l’avais commenté d’ailleurs… Le couple …
Sandrine,
Elle est magnifique cette citation de Bouddha !
Je me souviens au cours de religion, quand j’ai découvert ce passage de la Bible qui relate cet épisode, j’ai été interpellé et content de constater à quel point Jésus était un homme.
Je ne sais pas si tu l’as lu, mais je te conseille “L’évangile selon Pilate” d’Eric-Emmanuel Schmitt ! Je ne t’en dis pas plus. Si tu as l’occasion de le lire, donne moi tes impressions…
Quelqu’un l’a lu?
Merci d’être en ce moment…
Cher Gnothi,
J’ai noté la référence et je vais m’empresser de plonger dans ce bouquin !
J’ai vu par Facebook que tu es en Belgique, c’est dommage, j’ai une grande envie : organiser une table ronde, des soirées où on se réunit, on décide d’un thème (par exemple : le couple) et tous les participants viennent avec leurs avis, vécus, expériences, savoirs, documentations, bibliographie, etc. Je trouve tellement riche cette forme de communication, ça nous permet même d’aller creuser dans notre propre mémoire : je sais que j’ai lu ça à quelque part, mais où !!! On a tendance a accumuler les lectures sans s’arrêter sur leur contenu et lorsqu’on en discute, on se surprend à connaître tant de choses !
En septembre, j’organise un stage avec deux Belges justement … Ils travaillent sur les formes pensées négatives et sur le moyen de les transubstancier en lumière … C’est passionnant, j’ai déjà participé à ce stage à Nice en janvier et j’ai hâte de les accueillir dans ma petite ville de Genève.
J’ai très envie de continuer à rassembler des “guerriers de la lumière” (clin d’oeil à P. Coelho) pour se transmettre nos connaissances et j’aurai adoré faire ces tables rondes avec des êtres d’amour comme Lénah et toi !
Peut-être que je verrai ce rêve se concrétiser un jour et d’ici là, c’est dans la méditation de 0h19 que je vais vous rejoindre … C’est parti ! En avant la lumière !!!!
Plein d’amour, de joie et de Vie !
Bien à toi.
Chers tous,
Il n’y a qu’ici que je trouve un écho à ce que je ressens, merci de partager tant de lumière et tant d’amour!
Belle journée à tous!
Isabelle
Merci à toi chère Isabelle,
C’est vrai qu’il est difficile de parler se langage et de se faire comprendre par tous. J’apprends à toujours respecter mon point de vue tout en discutant de “la pluie et du beau temps”. Ce n’est pas toujours évident ! Je demande au Divin de me guider dans mes paroles (Le jeu de la vie et comment le jouer, Florence Scovel Shinn) et en général, j’y trouve mon compte dans ce que je dis et dans ce que j’entends.
Bonheur et lumière à tous !
Sandrine.
C’est drôle, je m’aperçois que j’écris : il est difficile de parler Se langage. Avec “se” et non “ce”. Je pense que le lapsus vient du fait que “ce langage” dont je voulais parler, est le langage de l’âme, celui de Se dire, tel que l’on est vraiment !
Bien à vous.
Cher tous,
Je comprends ce que ressens Sandrine, je suis heureuse de revenir sur ce blog, vous m’avez “manqué”. Pardon d’intervenir si tard, je reviens tout juste d’une expérience extraordinairement riche offerte par la Vie – et que je me suis créée : le départ de l’âme de mon papa.
Chère Isabelle, tu écris : “La peur de ce corps, ce désir de détachement n’est-ce pas une peur simple de la vie?”
Dans cette phrase, tu sembles considérer le désir de détachement du corps comme une fuite de ce corps qui nous fait peur.
Mais pourquoi le corps nous ferait-il peur?
S’il nous fait peur, c’est que nous refoulons, ou réfrénons, ou jugeons les exigences et désirs du corps.
Nous pouvons en avoir peur pour deux raisons auxquelles je pense :
- Des pensées et croyances fausses venues du conditionnement éducatif, social, comme le sexe c’est paaaaaas bien et d’autres choses de ce genre.
- être tellement identifié à ce corps qu’il nous mène par le bout du nez et que nous sommes esclaves de ses exigences même si les conséquences nous rendent malheureux. (boulimie, frustration sexuelle, etc…)
Ces deux raisons viennent d’un manque de conscience, de connaissance de Soi, cela n’a rien à voir avec le détachement.
Le détachement, c’est l’abandon de notre intérêt pour quelque chose, parce qu’on a grandi, parce qu’on a trouvé beaucoup mieux ailleurs, parce qu’on s’est éloigné – élevé – au-dessus de ce qui nous plaisait avant.
C’est l’adolescente qui ne trouve plus d’intérêt dans ses poupées Barbie, c’est la paix intérieure issue du jeûne que nous savourons plus qu’un banquet, c’est la découverte de joies plus intenses, plus longues et plus source ce paix et de bonheur que le sexe ou la nourriture.
Cela n’invalide en rien tous les plaisirs charnels de ce monde.
A partir du moment où ils n’enchaînent pas ceux qui s’y adonnent en les rendant malheureux, malades ou même dangereux pour les autres.
Le détachement réel n’est pas un FAIRE mais un ÊTRE, c’est une conséquence et non une fuite ou une quelconque obligation.
Tu écris aussi : “Nous ne pouvons à mon avis être distraits de notre chemin par notre vie de couple, elle fait partie de l’incarnation, du chemin… elle est aussi l’expérience.
Et plus loin : “Notre âme qui, quoi qu’il arrive “rentrera à la maison”.
Je suis tout à fait d’accord avec toi. Conversations avec Dieu le dit aussi très bien : Tous les chemins mènent à Dieu… mais certains sont plus ardus que d’autres.”
Au niveau relatif, on pourrait ajouter “et plus longs”, mais comme au niveau absolu le temps n’existe pas, ce n’est pas réel.
Tout ce qui nous arrive fait partie des choix de notre âme pour faire l’expérience, enfin, de sa divinité. Nous devons vivre ce qui n’est pas nous, ce que nous ne voulons pas, pour réaliser qui nous sommes et ce que nous voulons vraiment.
Tu écris : ” l’incarnation est une aventure merveilleuse!”
Oui, Isabelle, même pour le petit garçon de 3 ans qui se fait violer tous les jours par son beau-père. Et je ne suis pas ironique en disant cela, c’est toujours la mesure que j’utilise quand je veux me rappeler que les horreurs de la vie ne sont qu’apparences, souffrances pour l’être identifié, mais occasions de croissance et de libération pour l’âme.
C’est pourquoi les Maîtres sont venus nous enseigner, ou plutôt nous rappeler notre vérité. Par compassion. Pour rendre la route moins ardue. L’expérience de la souffrance moins nécessaire à notre éveil
Si cela n’avait pas été le cas, les Maîtres ne se seraient pas manifestés. Ils ne nous auraient pas tendus la main. Ils nous auraient laissé faire toutes nos expériences seuls, même les plus douloureuses, même les plus éloignées de qui nous sommes, sachant qu’à chaque instant, “nous marchons vers nous-même” (au passage,merci Isabelle pour cette très belle image)
Chère Sandrine,
S’il te plaît, ne généralise pas – c’est quelque chose que je fais aussi et je vais tâcher de cesser -, car la généralisation n’a rien à voir avec la vérité.
Ayant fréquenté des assemblées chrétiennes pendant plusieurs années, je n’ai pas eu l’occasion de voir que les chrétiens présents cachaient cet épisode de la vie de Jésus, au contraire, ils l’étudiaient avec intérêt.
Sans doute ne le sais-tu pas, mais cet épisode est raconté dans les 4 évangiles : Matthieu, Marc, Luc, Jean, avec très peu de différences.
Cepenant, Marc nous éclaire par un détail important que les autres évangélistes n’ont pas jugé utile, sans doute, de mentionner :
Cet épisode se passe au moment où Jésus entre à Jérusalem sur le dos d’un ânon, et où il est chaleureusement accueilli par le peuple à ce moment-là.
MARC, Chapitre 11, verset 11 : “Jésus entra à JERUSALEM, DANS LE TEMPLE. Quand il eut TOUT CONSIDERE, comme il était déjà tard, il S’EN ALLA à Béthanie avec les douze.”
(Béthanie est le lieu où Jésus aimait à se ressourcer, là où habitait peut-être la femme de son coeur)
Verset 12 : “Le LENDEMAIN, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.”
Verset 15 : ” Ils arrivèrent à JERUSALEM, et Jésus entra DANS LE TEMPLE. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple. Il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons, et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple. et il ENSEIGNAIT et disait : “N’est-il pas écrit : ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.”
Il est donc très clair ici que Jésus avait déjà vu le temple la VEILLE, qu’il avait observé (considéré) la situation, et qu’il a eu toute la nuit pour choisir comment il allait agir.
Je ne crois pas que “Jésus était dans une telle colère, animé d’un tel feu !
La colère est une blessure qui vient de la peur, et comme tu le cites avec raison cette belle parole de Bouddha “Car une main sans blessure peut manier le poison”.
Jésus a fait un geste pédagogique, il a utilisé cette merveilleuse opportunité pour secouer un peu les puces des traditions mercantiles dans le temple que plus personne ne remettait en question.
Il a pu même l’utiliser pour faire l’expérience très enrichissante d’observer nos émotions tourner en nous sans nous y identifier.
Il a “JOUE” sa colère, et ce n’est pas du cinéma ou de l’hypocrisie, il a simplement laissé l’homme en lui réagir, exprimer ses sentiments, pendant que lui, en témoin paisible,observait.
Gnothi le dit très bien : ” Il est bon de faire des expériences pour autant qu’on ne s’identifie pas aux émotions qu’elles suscitent. Ne pas s’identifier, c’est être capable de se mettre à la place de l’Ultime Observateur (cfr: What the Bleep do we know!?) lorsqu’il s’agit de faire un choix. C’est lorsque nous nous rappelons “Qui nous sommes” que nous pouvons ressentir et accueillir l’évènement (positif ou négatif) comme une expérience et non comme notre identité.”
Il a fait l’expérience de “manier” la colère. “Une main sans blessure peut manier le poison” … sans être empoisonnée, pourrait-on conclure.
N’allez pas croire que je me compare au Christ, sinon il faut me piquer… mais peut-être Jésus m’a-t-il aidée à faire cette expérience.
Quand j’ai appris le départ de mon père, je n’ai pas pleuré. Le deuxième jour, alors que je vidais son frigidaire, où il y avait encore les desserts qu’il aimait que je lui serve, j’ai senti monter en moi les larmes et le chagrin. Quelque chose en moi a dit : bon, là, il faut pleurer, il y a un besoin de pleurer.
Et je me suis mise à sangloter, mais il y avait sur ces larmes, sur ce chagrin, un Regard tranquille, paisible, non concerné qui observait avec compassion Lénah pleurer, et c’était Moi, en réalité, ce que je suis vraiment.
Il n’y avait pas de souffrance, nid de douleur, juste ce chagrin, ces larmes qui avaient besoin de sortir, et quand ça s’est arrêté, je me suis sentie très bien, presque en joie.
Quant à nos rencontres en Belgique ou à Genève, il me semble que ces nations ont des trains, ou me trompais-je? Sinon il y a toujours le co-voiturage! Si il y a un lieu de rencontre, une possibilité d’hébergement, c’est loin d’être impossible, et financièrement, ce n’est pas la Nouvelle Zélande, non?
Alors moi je suis partante déjà dans ma tête et mon coeur. Après, à nous de créer!
Plein d’amour pour vous tous,
Lénah
Chère Lénah,
Quel beau témoignage d’Etat de Conscience.
Il est certain que la Conscience de “Qui Nous sommes” peut nous faire considérer la mort autrement.
La perte d’un être cher pour quelqu’un qui comprend ce qu’est réellement la mort peut avoir une toute autre signification que ce qui est vécu habituellement.
Nous pourrions nous observer de cette manière : son corps est mort et mon égo souffre de l’attachement qu’il avait de cette personne. Car mon égo est capable de s’attacher au “monde de la forme”. L’égo dit : c’est MON ami, c’est MA sœur, c’est MON enfant, c’est MA maman, … C’est à MOI… c’est MOI…
Heureux de te retrouver Lénah,
Quant à la proposition de Sandrine, je la trouve lumineuse et c’est donc avec plaisir que je m’organiserai pour être présent lors d’une rencontre ici ou ailleurs…
Namaste
Cette mélodie est pour toi et ton papa : ➦ écoute
J’ai eu beaucoup de réponses et maintenant je pense mieux comprendre mon ressenti. Je vous remercie pour cela. Néanmoins, je tenais juste à partager ce court-métrage et cette chanson qui à mon sens illustre bien mon ressenti avant vos commentaires (aussi sur cet article : lien) plus qu’enrichissant !
C’était mon questionnement de départ :
Ceci est très beau et j’adore mais qu’en est-il après…?
Peut-être ceci:
J’aime cette chanson car elle illustre bien ce qui suit “parfois” : A ma place de Zazie avec Axel Bauer : écoutez
Axel : Serait-elle à ma place plus forte qu’un homme
Au bout de ces impasses où elle m’abandonne ?
Vivre l’enfer mourir au combat
Faut-il pour lui plaire aller jusque là ?
Se peut-il que j’y parvienne ?
Se peut-il qu’on nous pardonne ?
Se peut-il qu’on nous aime ?
Pour ce que nous sommes ?
Zazie: Se met-il à ma place quelquefois ?
Quand mes ailes se froissent
Et mes îles se noient
Je plie sous le poids
Plie sous le poids
De cette moitié de femme
Qu’il veut que je sois
Je veux bien faire la belle, mais pas dormir au bois
Je veux bien être reine, mais pas l’ombre du roi
Faut-il que je cède ?
Faut-il que je saigne
Pour qu’il m’aime aussi
Pour ce que je suis ?
Zazie: Pourrait-il faire en sorte
Axel : Ferait-elle pour moi
Zazie: Ouvrir un peu la porte ?
Axel : Ne serait-ce qu’un pas ?
Zazie: Pourrait-il faire encore
Axel : Encore un effort
Zazie: Un geste un pas ?
Axel : Un pas vers moi…
Je n’attends pas de toi que tu sois la même
Je n’attends pas de toi que tu me comprennes
Seulement que tu m’aimes pour ce que je suis
Axel : Se met-elle à ma place quelquefois ?
Que faut-il que je fasse pour qu’elle me voie ?
Vivre l’enfer mourir au combat
Veux-tu faire de moi ce que je ne suis pas ?
Je veux bien tenter l’effort de regarder en face
Mais le silence est mort et le tien me glace
Mon âme sœur cherche l’erreur
Plus mon sang se vide et plus tu as peur
Axel : Faut-il que je t’apprenne ?
Zazie: Je ne demande rien
Axel : Les eaux troubles où je traîne
Zazie: Où tu vas d’où tu viens
Axel : Faut-il vraiment que tu saches
Zazie: Tout ce que tu caches
Axel : Tout au fond de moi ?
Zazie: Au fond de toi
Je n’attends pas de toi que tu sois la même
Je n’attends pas de toi que tu me comprennes
Mais seulement que tu m’aimes
Seulement que tu m’aimes
Pour ce que je suis
Quand je doute
Quand je tombe
Et quand la route est trop longue
Quand parfois je ne suis pas
Ce que tu attends de moi
Que veux-tu qu’on y fasse ?
Qu’aurais-tu fais à ma place ?
Zazie & Axel Bauer
Voilà mon ressenti après avoir lu vos réponses… Merci…
Mais le débat continue…
Ici aussi, dans les commentaires sur l’article “Pensamiento creativo” : ➦ lien
Cher Gnothi,
Avant tout, j’avais oublié de te dire combien ça m’avait touchée que tu aies l’attention de m’offrir un bon moment de musique lors du départ de mon papa.
MERCI!
Ce petit court-métrage est délicieux, et les acteurs craquants!Une très jolie histoire. Pour moi, elle montre très bien – indirectement, je pense – le mécanisme du “tomber amoureux” et toute l’illusion qu’il y a au départ d’une relation de couple.
Au début de l’histoire, le jeune homme est empli de sentiment de tristesse et de solitude. Il n’a de goût à rien, il vit comme un robot, le monde extérieur lui paraît vide parce que c’est le sentiment qu’il éprouve à l’intérieur. Sa vie n’a pas de sens. Son travail n’a pas de sens. Il y va “parce qu’il faut”. Il a l’impression d’être exclu, invisible aux yeux des autres. (l’épisode de la jeune fille blonde dans le parc)
Cela se voit aussi dans son appartement, par l’austérité et la froideur de la déco de sa cuisine,
Mais dès que la jeune fille à la fenêtre manifeste de l’intérêt pour lui, et surtout cherche à communiquer avec lui, sa vie en est transformée.
Il se réveille avec entrain, il est joyeux, vivant, il court à son travail, il se couche heureux. La jeune fille a donné un sens à sa vie, au travers de son regard, il se sent exister, il se sent “aimable”.
Mais il en doute encore, car il hésite à demander à la jeune fille de se rencontrer. C’est quand il croit l’avoir perdue, qu’il trouve le courage de le faire.
Ce jeune homme est la victime de lui-même, de ses pensées. Il se croit totalement dépendant de l’extérieur, passif, dans le rôle de victime. Dépendant de son travail qu’il n’aime pas, dépendant de l’autre, car c’est la jeune fille brune qui le contacte, et lorsque la blonde se détourne, il ne fait, ni ne dit rien. Il lui faut aussi une pression extérieure pour qu’il trouve le courage de demander à la jeune fille brune de se rencontrer. Il n’est pas le créateur de sa vie. Il n’a pas choisi de l’être parce qu’il ne l’envisage même pas, que c’est notre but ici sur terre.
Cette sensation d’être une coquille de noix vide ballottée sur un océan déchaîné, dans l’attente improbable d’être jeté quelque part sur un rivage, et que par un coup de “chance”, que quelqu’un nous voit et nous prenne, je l’ai vécue, et je pense que beaucoup d’entre nous aussi.
Il n’aime pas cette jeune fille, dont il n’a même pas entendu le son de la voix. Ce qu’il aime et qui réveille en lui son bonheur caché, c’est l’image de lui qu’elle lui renvoie : JE suis digne d’intérêt, JE compte à ses yeux, elle a envie de communiquer avec MOI.
C’est ce regard-là qui de la mère sur son bébé qui construit peu à peu l’ego, l’identification à la personne, et qui est indispensable au début pour jouer le jeu de la vie.
Comme il est totalement identifié et dans un sentiment de dépendance à l’extérieur, le regard de la jeune fille le construit, et il se sent enfin exister, ce regard donne un sens à sa vie, et sa joie de vivre se réveille.
Mais tout cela est totalement illusoire, n’est-ce pas? Ce n’est qu’une interprétation de sa pensée. L’ego se sert de cette jeune fille à son insu pour se nourrir. L’amour ne s’est pas encore manifesté, c’est cela, tomber amoureux.
Lorsqu’il va rencontrer la jeune fille, qu’ils vont se parler, commencer à se connaître, partager des choses et peut-être vivre ensemble, cette illusion va perdurer un temps, tant que chacun trouve dans l’autre ce regard d’intérêt qui nourrit sa propre image. Et cela donnera à chacun une énergie qui le poussera à entretenir au maximum le reflet de lui-même qu’il voit dans le regard amoureux de l’autre. Chacun se mettra en vitrine, se présentera à l’autre comme il imagine que l’autre a envie de le voir, pour garder ce regard-là.
Mais la vie quotidienne ne pardonne pas pour ceux qui restent à ce stade-là. Dès la première manifestation de la véritable personnalité de chacun, dès que cette tension à paraître au mieux, et qui ne peut durer indéfiniment, va commencer à retomber, le masque du paraître à se craqueler, c’est là que l’Amour va commencer à entrer en jeu.
Ou pas.
C’est là que le jeune homme ou la jeune fille, ou au mieux, les deux, vont faire le CHOIX d’aimer tout ce qu’ils découvrent en l’autre, in-con-di-tionnellement.
C’est là qu’ils vont avoir – ou pas – suffisamment de maturité et de confiance en eux-même, pour accepter de lâcher le jeu amoureux et se montrer tels qu’ils sont, comme le dit bien ta chanson, Gnothi.
Mais pour pouvoir faire cela, il faut être assuré soi-même qu’on peut être aimé tel qu’on est et qu’on désire aimer l’autre tel qu’il est;
Il faut déjà avoir appris à se nourrir intérieurement soi-même, avoir CHOISI soi-même un sens a sa vie et le partager avec l’autre, si celui de l’autre est compatible…
Dans le film, que fait le jeune homme pour lui-même? Rien. Son appartement reflète son vide intérieur. Son travail aussi.
Quand il croit que la jeune fille blonde vient lui parler, il est tout heureux , par l’image qu’elle lui renvoie, mais quand il voit qu’il s’est trompé, cela brise cette image. Il n’est pas libre, car la sensation de sa propre valeur en tant qu’être humain dépend de l’autre.
Qu’est-ce qui a changé dans sa vie extérieure quand la jeune fille se met à lui écrire des petits mots et qu’il devient heureux? Rien. Même appartement, même trajet en bus, même travail. Et pourtant il est plein de joie et de vie.
C’est son intériorité qui a changé, les PENSEES qu’il a sur lui-même et la vie qui ont changé.
Cette joie qu’il exprime, ce goût à vivre, ils n’auraient pas pu se manifester s’ils n’avaient pas déjà été là, en lui. Le regard de la jeune fille, en changeant ses pensées sur lui, les a réveillés. Et c’est cela qui le rend heureux.
Dans un couple, pour qu’une relation soit stable et satisfaisante, je pense que chacun doit avoir déjà appris ( ou plutôt s’être rappelé) à trouver la Joie et le goût de vivre en lui-même.
Ainsi, libre intérieurement, chacun peut les offrir et les partager avec l’autre, et s’en enrichir mutuellement, en CONSTRUISANT une troisième relation. La relation que nous avons avec nous-même + la relation que l’autre a avec lui-même = la relation de couple;
Sinon, ce n’est pas une “construction”, mais une “consommation”, où chacun aspire l’énergie que le regard de l’autre lui donne, jusqu’au moment où les deux se retrouvent exsangues et doivent alors se tourner vers quelqu’un de nouveau, pour que le mécanisme puisse refonctionner… un temps.
Je n’ai pas voulu descendre ce très joli film qui m’a fait battre le coeur, désolée si certains d’entre vous vont le ressentir ainsi, mais pour moi, même si ce sont des moments exquis, délicieux, ils n’ont pas grande valeur s’ils doivent être suivis par la suite par la déception, l’amertume, la souffrance.
Je suis beaucoup plus touchée par un couple de petits vieux qui se tiennent pas la main dans la rue, car je sais que c’est l’oeuvre de l’amour, un amour qui s’entretient quotidiennement, et non celui de l’ego.
Je vous souhaite à tous de connaître cet amour-là.
lénah
Merci Lénah,
L’interprétation que tu donnes à ces images et exactement le message que je voulais faire passer !!
Merci, merci !
Comme toujours, j’admire ton discernement ! Comme toujours, j’admire et reconnais Dieu qui est en toi !
Et ce passage en particulier :
C’est de percevoir ce réflexe de s’accomplir au travers des yeux de l’autre qui m’a permit de comprendre, il y a longtemps, le fait que je n’étais pas en accord avec moi-même. Ce conflit intérieur était un frein dans ma quête de plénitude… Ce constat a provoqué une remise en question qui a fait l’effet d’un virage à 180 degré !
Merci d’Etre en ce moment…
Namaste
➦ Etre amoureux
Bonjour à tous,
Permettez-moi de vous suggérer une vidéo que j’ai déjà vu deux fois avec autant de bonheur et de rire : le spectacle one-man show de Paul Dewandre où il a adapté le livre “Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus” écrit par John Gray.
Ce livre démontre avec brio les différences psychologiques des hommes et des femmes et pourquoi, à cause de cela, ils ne se comprennent pas et se font souffrir mutuellement.
Il y a quelques années,lorsque j’ai lu les premières pages de ce bouquin, je me suis demandé: Mais comment est-ce possible que ce livre soit en train de parler de mon couple?!
Dans ce spectacle, Dewandre, avec humour, tendresse, pédagogie et intelligence, nous fait sa propre synthèse avec des images percutantes et drôles par leur justesse, des différences hommes/femmes qui sont comme si nous parlions deux langues différentes.
Connaître le langage, la vision, la perception de l’autre, permet de mieux se comprendre, s’accepter et fait grandir l’amour.
C’est un DVD à recommander chaleureusement à tous les couples ou ceux qui songent à trouver l’âme soeur…
Ce qui m’a frappée, c’est l’incroyable différences qu’il y a entre l’homme et la femme au niveau psychologique. Et différence est un mot doux. C’est carrément l’opposé, le jour et la nuit; l’inverse.
Par exemple, lorsqu’un homme a des problèmes, en général, il a besoin d’y réfléchir pour trouver les solutions tout seul et donc ne pas en parler.
Lorsqu’une femme a des problèmes, elle a besoin d’en parler pas forcément pour avoir des solutions mais pour exprimer ce qu’elle ressent.
Donc, comme on a toujours tendance à traiter l’autre comme on voudrait être traité, vous imaginer que ça ne va pas coller!
Si la femme voit que son compagnon a des problèmes, elle va le pousser à parler, alors que lui voudrait être seul et ne rien dire. Elle va interpréter son silence comme un manque de confiance en elle et lui va se sentir harcelé.
Si l’homme voit que sa femme à des problèmes, il va la laisser tranquille et seule, et sa femme va l’interpréter comme une indifférence de sa part et se sentir abandonnée.
Ce qui me frappe, c’est de me dire que si Dieu nous a fait – en tant que masculin ou féminin – si opposés, c’est qu’il y a une raison, une bénédiction cachée derrière, car Dieu a de l’humour mais il n’est pas cruel! (smile)
Et je me dis que c’est justement d’être confronté, dans le couple, à l’inverse de nous-même qui est une occasion formidable de grandir, d’évoluer et de se connaître mieux, de développer ainsi notre côté masculin, pour les femmes, et féminins, pour les hommes, faisant ainsi de nous des êtres complets!
Bien sr, Dewandre précise bien qu’il ne faut pas généraliser de façon caricaturale, mais regardez ce DVD et dites-moi s’il n’y pas de choses qui vous rappellent quelqu’un…!
Je parle de ce sujet ici car je trouve qu’il est beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air. C’est une des caractéristiques de l’amour inconditionnel d’accepter l’autre tel qu’il est, de se mettre en empathie avec lui et de chercher à le comprendre.
Et c’est valable pour n’importe quelle type de relation.
L’autre point, c’est que lorsqu’on souffre, c’est qu’on entretient une idée fausse, qu’on interprète incorrectement ce que la Vie nous apporte. En changeant notre regard sur notre compagnon de route, on peut changer en mieux beaucoup de choses.
Merci Lénah,
J’ai vu cette vidéo. J’ai beaucoup ri, car à travers les exemples, je reconnaissais mes parents ou des amis qui s’étaient confiés à moi sur leur vie de couple.
En ce qui me concerne, je ne m’y suis pas retrouvé… Bizarrement, je me voyais autant dans les comportements de mars que de vénus, voir même plus dans ceux de vénus… Et donc, ce que proposait John Gray n’avait plus de sens pour moi…
J’ai l’impression que notre société a formaté des attitudes pour chaque sexe. Si bien que l’on retrouve des stéréotypes chez l’homme et chez la femme. John Gray a repéré cela et utilise ses observations pour faciliter la vie de couple, en regard de ces pseudos différences entre homme et femme…
Je pense que Neale Donald Walsch apprécie son travail d’ailleurs. Il en fait référence dans un de ses livres.
Pour l’instant, je ne suis pas certain que nous devons continuer d’entretenir cette différence homme/femme. Je reste convaincu que chaque homme doit être capable de reconnaitre la femme qu’il a en lui (doit il le faire à travers le couple?). En faisant cela, il reconnait sa partie intuitive/sensible.
Pour ceux qui ont lu CAD : avez-vous remarqué que NDW parle souvent de la femme en des termes très mystérieux? J’ai cru qu’à la fin du tome 3, il en dirait un peu plus mais, il reste toujours vague…
Je pense que les femmes ne fonctionnent pas comme nous les hommes. Leur égo est moins exacerbé. Mais au contact des hommes, elles perdent peu à peu cette spécificité.
Je ne suis pas encore au clair avec ce ressenti, c’est pour cela que je suis si floue…
Mais je vous renvoie à cette article que j’ai écrit en en février 2008 :
➦Dieu (1ère partie)
Namaste
Merci Gnothi pour ce magnifique article sur Dieu qui résonne tout à fait en moi. Tu écris: “Ressentir, c’est ÊTRE Dieu”, ça dit tout en 4 mots.
Je pense que peut-être CAD reste flou autour de ce concept de la femme, pour éviter que l’ego des femmes ne s’en saisissent de trop, car pour moi, il ne s’agit bien entendu pas de la femme en tant que sexe féminin, mais bien d’un aspect de la divinité que les caractéristiques féminines reflètent bien.
Par exemple, si l’on parle de quelqu’un qui a un coeur de pierre, on utilise l’image de la pierre parce que ses caractéristiques reflètent bien l’incapacité à ressentir, qu’on veut exprimer.
Concernant les différences psychologiques entre hommes et femmes, un autre livre le complète bien : “Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières”, parce qu’il démontre de manière plutôt convaincante que ces différences ont une base physiologique, physique, qui vient de l’évolution humaine.
Cela fait très très peu de temps que les rôles des hommes et des femmes se sont nivelés, car auparavant 200 000 ans d’activités différenciées ont organisé et modelé le cerveau différemment.
Par exemple, physiquement, dans la chair, le cerveau féminin comporte de nombreux “ponts” entre le cerveau droit et le cerveau gauche, ce qui lui permet d’être multi-tâches, alors qu’ils sont rares, voire inexistants dans le cerveau masculin.
Je suis tout à fait d’accord qu’une grande partie des rôles sont issus de conditionnement sociaux et éducatifs, mais une grande partie est physiologique.
Cependant, bien sûr – et c’est dit dans ce livre – rien n’est à 100%, il y a une grande variété de nuances et entre les “machos” et les “hyper-filles”, la majorité des hommes et des femmes ont ces tendances réparties.
Par exemple, j’adore faire de la mécanique auto, j’ai un bon sens de l’orientation et je sais lire une carte mais je suis nulle pour faire un créneau…”
Ceci dit, à un certain niveau de travail et connaissance de soi-même, on prends conscience que nous ne sommes pas ce corps, ce psychisme, et la désidentification ouvre alors une porte vers une libération de ces schémas.
Quand j’écris : “Je suis nulle pour faire des créneaux”, ce que je dis en réalité, c’est que j’observe que ce cerveau n’a pas les mêmes capacités à évaluer l’espace autour de moi que celui de mon bien-aimé qui se gare dans un mouchoir de poche…
J’ai eu la grâce d’être en contact avec des hommes ayant fait un profond travail spirituel sur eux-même, et ce qui m’a frappée en tout premier lieu, c’est la “féminité” qui se dégageait de leur comportement et attitude, pas du tout dans le sens efféminé, mais parce qu’ils reflétaient ces fameuses caractéristiques féminines : la douceur, l’humilité, la tendresse, l’écoute, le don de soi, la patience, la compréhension, la sensibilité.
Les femmes ont sans doute un ego moins exacerbé de par leur comportement millénaire de s’occuper en premier de leur progéniture, de maintenir la vie et c’est cette attitude qui a assuré la survie de l’humanité, en grande partie.
La preuve que ce que tu dis est vrai, c’est que lorsque les femmes prennent le pouvoir politique, par exemple, au lieu de manifester ces valeurs soi-disant féminines, elles se mettent à adopter des attitudes soi-disant masculines.
Mais nul d’entre nous ne peut rester à jamais prisonnier de nos tendances physiques et psychologiques, car ce n’est pas Ce que nous sommes vraiment.
C’est pourquoi il n’est pas question pour moi de les entretenir, comme tu le dis, mais d’en prendre conscience et de les regarder en face. C’est pour moi la meilleure façon de m’en libérer et de me re-créer.
Avec amour,
lénah
Entre l’acquis et l’inné, il ne faut pas choisir, nous sommes sexués pour développer une part de ce que nous sommes profondément, et sans doute est-ce essentiel.
Pour celui qui croit que nous venons successivement vivre des vies d’hommes ou de femmes, il est évident que nous développons tour à tour deux aspects complémentaires de notre personnalité profonde, deux partie de nous.
Je reprends ici ce qu’a dit Gnothi Seauton:
“Pour l’instant, je ne suis pas certain que nous devons continuer d’entretenir cette différence homme/femme. Je reste convaincu que chaque homme doit être capable de reconnaitre la femme qu’il a en lui (doit il le faire à travers le couple?). En faisant cela, il reconnait sa partie intuitive/sensible.”
Et je continue avec ceci:
Si chaque homme doit entendre son féminin afin de mesurer ses actes et de les mener à bien grâce à son intuition, chaque femme doit aussi être attentive à sa part masculine qui lui permet de mettre dans le réel et dans l’action, ses belles inspirations.
Aussi, nous sommes complets quand ces deux parts s’activent et se mettent en mouvement conjointement, les deux cerveaux sollicités de façon égale, or nous développons plus l’un que l’autredepuis des siècles, encourageant démesurément notre part masculine.
Je suis certaine qu’on ne peut SE compléter avec une relation amoureuse , il me semble que ce n’est que complets que nous sommes aptes à découvrir l’autre et à l’aimer, à le laisser être pleinement lui-même dans une relation harmonieuse.
Bien sûr on se découvre dans une histoire d’amour, on est en perpétuelle évolution tout au long de la vie, mais on ne peut s’appuyer sur la part masculine ou féminine de l’autre, restant alors nous-même “inachevé”.
L’amour d’un seul être doit nous amener à l’amour universel, à mon avis.
Au-delà de la passion, qui reste ponctuelle et s’éteint, l’amour divin est constant, il n’est basé sur rien de tangible, et s’exprime sans condition.
Sur terre cet amour prend des formes variées, un peu inachevées, mais il existe.
L’amour d’un autre unique est autant charnel que spirituel et les deux sont nécessaires ici pour vivre totalement cette incarnation que nous avons demandée.
L’image du couple de petits vieux que Lénah évoque plus haut ne m’inspire pas davantage l’amour que celui de deux “enfants”, l’amour dans le couple se manifeste de mille manières, s’il change et évolue avec le temps, l’amour vrai entre deux êtres reste fort et se confirme.
Personnellement, mon époux est la seule personne qui peut tout entendre de moi et inversément, nous parlons ouvertement de tous les sujets plus encore aujourd’hui, et cela bien que l’attirance physique, nos intérêts proches, nos goûts partagés, et notre optimisme commun nous aient amené l’un vers l’autre il y a 17 ans.
Alors qu’en est-il après?
Ou l’attirance et la magie perdure, car il s’agit bien de magie, ou elle laisse place à une autre histoire.
La magie ce sont les signes qui nous disent par exemple que nous allons marcher ensemble (sans nous connaître, mon mari et moi avons passé notre permis de conduire le même jour).
Le tout est de ne pas prolonger des relations de souffrance où personne ne se reconnait et où chacun des deux a la sensation de se perdre, de ne plus être soi et où chaque épreuve devient destructrice, où chacun devient exsangue à force d’avoir puisé sa force en l’autre, comme le dit Lénah.
Le petit film charmant (Signs) est un début, il peut y avoir plusieurs débuts, tous les amours donnés et reçus sont précieux qu’ils durent ou s’éteignent!
Amour à vous tous.
Isabelle
Merci Isabelle,
Je partage ton ressenti par rapport au fait de la nécessité d’être complet pour s’épanouir avec l’autre.
Je pense de plus en plus qu’il ne faut pas (que je ne dois pas) trouver un sens “universel” à la manière de vivre l’expérience du couple. La question que je posais ici m’a permit de recueillir des témoignages qui me laissent penser que chacun doit y trouver un sens en fonction du chemin qu’il choisi de parcourir sous cette forme…
Pour ma part, je reste persuadé que le temps n’existe pas tel que nous le concevons en tant qu’Homme. Et le couple est souvent une histoire de temps. Les couples d’un jours ne sont pas vraiment considérés comme des couples… Lorsque nous évoquons le couple, nous faisons implicitement référence au temps.
(➦ Le passé)
La question qui vient rapidement est celle qui demande “depuis combien de temps êtes-vous ensemble?”
Je partage assez l’interprétation de Lénah par rapport au court-métrage “Signs”.
Je sais que je ne “tomberais” plus amoureux. Je le sais car, j’ai passé ce besoin de m’accomplir à travers les yeux d’une autre. C’est une chose que je ressens au plus profond de moi-même. Mais ce ressenti ne m’indique rien de plus pour l’instant. Je suis à l’écoute de ma Conscience… Vous êtes ma Conscience…
Mon ressentie est intrinsèquement lié à mon chemin spirituel et donc, je ne le conçois pas comme “universel”. Loin de moi l’idée de croire que je détiens, à présent, le sens profond du couple. Si j’ai pu donner l’impression de cette idée au cours de ce dialogue, j’en suis profondément désolé car ce n’était pas mon intention.
Je partage aussi cette idée Isabelle… Qu’ils durent ou s’éteignent…
Je poursuis cette idée que nous sommes tous des “chercheurs”. Nous sommes tous en quête de “qui Nous sommes”. Et aussi, nous sommes tous inter-connectés car nous sommes issus de l’Un.
Vous êtes mes Maitres et pour cela, recevez toute ma gratitude…
With love,
Cher tous,
Permettez-moi de partager avec vous un témoignage qui n’engage que moi et qui n’est en aucun cas un “modèle”, comme vous le dites bien, chaque histoire de couple étant différente.
Mon bien-aimé et moi-même avons eu un début de relation assez étrange, surtout pour moi qui était avant de commencer à me réveiller un vrai coeur d’artichaut.
Nous ne sommes pas tombés amoureux l’un de l’autre. Nous nous sommes “reconnus”.
Dans le sens que nous avions chacun une quête de cette Connaissance de Dieu/Soi/la Vie/l’Amour et que nous avons reconnu que notre but était le même, bien que vécu chacun selon sa sensibilité.
Cela peut paraître comique, mais les deux premières années de vie commune, nous nous serrions encore la main pour nous dire au revoir…!
Parce que nous n’avons pas connu cette période de passion où l’on tombe dans l’autre, où l’autre empli toute notre vie intérieure.
Nous avons consciemment fait le choix de faire route ensemble, comme on choisi un bon copilote ou compagnon de cordée, et c’est petit à petit que nous avons appris à nous découvrir, à nous ouvrir l’un à l’autre, à construire ensemble.
Cela peut sembler froid et calculé à le lire, mais l’Amour était présent dès le premier jour, comme il l’est en chacun d’entre nous. C’est juste que nous avons choisi le couple comme canal pour l’exprimer.
Je ne partage pas avec toi, Isabelle, la pensée que l’expression totale de nous-même ne peut passer qu’à travers l’amour charnel et spirituel d’un autre.
Je ne crois pas que des personnes comme mère Térésa, par exemple, on vécu une expression d’elle-même moins totale que nous parce qu’il n’y avait pas d’amour charnel. Et beaucoup d’autres sages avec elle.
A nouveau, l’amour charnel est un canal comme un autre.
Dans notre couple, il y a hauts et des bas, bien sûr, quand l’ego vient s’en mêler, mais notre but commun était et est toujours le ciment de notre relation.
L’Amour inconditionnel étant compris dans ce but, en étant même la partie essentielle, c’est Lui qui nous a porté et nous porte encore depuis 25 ans, même si pour moi il m’a fallu pas mal de temps – et y’a encore du boulot – pour le vivre pleinement.
C’est vrai ce que tu dis, Gnothi, qu’un couple est inscrit dans le “temps”, car ce n’est que dans le “temps” que les plus beaux trésors de la relation de couple peuvent se dévoiler.
A moins que non.
Je ne me considère pas comme un être sexué. A mon niveau de compréhension et de ressenti, je me considère comme une âme incarnée dans un corps de femme qui fait l’expérience d’être une femme.
Et je sais qu’au niveau absolu, JE SUIS le témoin de cette expérience.
Namaste,
lenah
Chère Lénah,
Je comprends bien cette forme d’amour et cette sensation de s’être reconnus, cela fait partie de la magie…
Comme je le dis plus haut: l’amour divin prend des formes variées sur la terre, et il est des destins particuliers comme celui de Mère Térésa; elle fait partie pour moi de ces êtres rares qui vivent un amour absolu sans passer par l’amour d’un seul être.
L’amour charnel est loin d’être la seule voie, mais il en est une lorsqu’on parle de couple.
Chaque expérience est une aventure unique et merveilleuse et je veux croire que si certaines relations commencent sur l’illusion dont parle Gnothi, elle s’achèvent en ayant appris à ceux qui l’ont vécue.
Rien n’est à rejeter dans l’expérience et si l’on sait voir dans chaque moment vécu le cadeau caché on ne vit plus la peur d’aimer…
love,
Isabelle
Gnothi,
Je voulais te dire aussi toute ma gratitude, je ressens tout l’amour qui est dans tes écrits…
Isabelle
Merci Isabelle, je suis touché par tes mots…
Reçois toute mon amitié… ☀